02.02.2019 > 22.02.2019

Panorama


Vue de l'exposition Panorama, 2019, Le Centre.
Vue de l'exposition Panorama, 2019, Le Centre.
Vue de l'exposition Panorama, 2019, Le Centre.
Vue de l'exposition Panorama, 2019, Le Centre.
Vue de l'exposition Panorama, 2019, Le Centre.
Vue de l'exposition Panorama, 2019, Le Centre.
Vue de l'exposition Panorama, 2019, Le Centre.

Exposition collective
Avec Achille Adonon, Emmanuel A. Aïko, Benjamin Deguenon, Doto Kuassi, Oremi, Patricorel & Mathias Tossa

OREMI
Né en 1980 à Libreville
Vit et travaille à Cotonou

Univers des pygmées est une série de toiles réalisées par l’artiste Oremi. Oscillant entre son histoire personnelle – petit fils de pygmée – et une réflexion plus large sur les minorités marginalisées, Oremi rend ici hommage à ces populations issues de la forêt équatoriale, qui ont fait de la nature le paradigme de leur existence.

« J’explore l’univers des Pygmées, qui vivent généralement dans les grandes forêts de l’Afrique centrale au Gabon, au Cameroun, au Congo, etc. Leur architecture, leurs vêtements, la façon de tailler et d’aiguiser leurs gencives, leurs incroyables techniques de chasse et la relation qu'ils entretiennent avec la forêt sont les éléments essentiels qui caractérisent leur culture. Les symboles que j’utilise sur mes toiles sont des traces, des empreintes, des joies et des souffrances d’un peuple qui a fait un choix : celui de vivre dans la nature et lui rester fidèle pour l’éternité. » - Oremi

Doto KUASSI
Né en 1988 à Cotonou
Vit et travaille à Abomey-Calavi

L’œuvre de Doto KUASSI explore les tensions, les problématiques inhérentes à nos sociétés contemporaines. Considérant le monde comme un patient agonisant, il s’intéresse particulièrement aux relations entre tradition et modernité. Dans cette dynamique, l’art serait une thérapie potentielle pour résoudre les maux des êtres. Yéhoués guérisseurs est une série d’œuvres qui se pose quasiment comme un manifeste pour un retour aux savoirs traditionnels et plus spécifiquement à ceux de la médecine.

Emmanuel A. AÏKO
Né en 1987 à Cotonou
Vit et travaille à Cotonou

Pour l’exposition Panorama, Emmanuel A. AÏKO présente quatre photographies issues de sa série Roots. Les clichés présentées nous donnent à voir des êtres qui travaillent, des métiers peu valorisés dans la société et qui pourtant sont au cœur de toute une économie. Métiers difficiles de par la force et l’énergie qu’ils nécessitent. L’artiste met ici en avant la force du travail, comme source de la société béninoise et vecteur de développement.

Mathias TOSSA
Né en 1988 à Cotonou
Vit et travaille à Abomey-Calavi

Mathias TOSSA s’intéresse à la matière et plus spécifiquement au caoutchouc. Fabriqué à partir du latex de l’hévéa, cette matière, pour l’artiste, symboliserait les systèmes inégalitaires. Originaire du Brésil, la graine d’hévéa a été importée et exploitée par différents régimes coloniaux. Dans ces toiles, Mathias Tossa, fait émerger des silhouettes faisant ainsi échos à celles et ceux qui sont bouleversés par ces rapports de forces.

Achille ADONON
Né en 1987 en Mauritanie
Vit et travaille à Abomey-Calavi

Le Cri –  série composée d’une sculpture et de dessins – aborde la thématique des enfants abandonnés. L’artiste assimile ici chaque chaussure récupérée dans la rue à un enfant délaissé. Il fait ici notamment écho aux vidomégons. Le cri fait écho à la douleur générée par ces phénomènes de séparation, d’abandon. Pour l’artiste, il est essentiel de prendre conscience que prendre soin de nos enfants est une nécessité.

Benjamin DEGUENON
Né en 1982 à Abomey
Vit et travaille à Cotonou

« Mi-hommes, mi-be?tes, des animaux mythiques enchantés par la flûte d’un dieu Pan citadin, êtres fantasques a? tête et troncs humains, jambes effilées prolongées en sabots, queue d’âne ou de lion, bêtes a? corps humain, êtres cornus avec des seins pointus et croupes de femme, pieuvres, étoiles de mer, serpents, reptiles diverses, insectes géantes, têtes d’oiseaux, suspendues, accrochées, pendues, a? un poteau ou a? un véhicule quelconque.

Chimères virevoltant dans un environnement urbain, ligotées par des fils de fer, planant - sibyllines créatures familières de nos vies modernes, expressions secrètes de nos modernes superstitions - dans un paysage rabougri, miniaturise?, au-dessus des avions, voitures, motos, trains, arbres, au-dessus (ou plutôt au-delà? ?) des rues grouillantes d’un petit quotidien, d’une vie a? petite échelle où les rapports de force et les directions semées d’embuches sont les vecteurs d’un perceptible déséquilibre. Sortant de leurs gueules, accrochés a? leurs griffes, serres, crocs, pendent des fils conducteurs qui relient et enferment tout ce monde dans un cercle étroit sous le signe omniprésent d’une croix, la souffrance, le lot de l’être, excroissance discrète de leur corps.  [ … ] »

Extrait du texte de Fabiola BADOI

PATRICOREL
Né en 1990 à Cotonou
Vit et travaille à Cotonou

Destruction corporelle est une série d’œuvres que Patricorel a débutée en 2017. Pour ce travail, il explore une nouvelle technique basée sur la dualité : déstructurer / restructurer, déformer / reformer pour fonder une forme de réalisme singulier. Dans cette série, il porte son regard sur les mouvements de migration, les drames de la vie, l’inhumanité, la vulnérabilité des êtres humains, notre complicité (éventuelle) dans ces drames qui troublent et déchirent des millions d’existences.